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Clohars teste le « zéro phyto » au cimetière

La loi sur la transition énergétique, adoptée en juillet 2015, interdit depuis le 1er janvier 2017 aux collectivités l’utilisation de produits phytosanitaires dans l’espace public.

Face à ces nouvelles exigences, la mairie de Clohars a mis en place depuis le printemps 2015 une gestion différenciée de ses espaces verts. L’objectif ? Favoriser la biodiversité, générer moins de déchets verts en limitant les tontes, et privilégier des espèces moins consommatrices en eau et en engrais.

Le mardi 28 mars 2017, c’est dans la première moitié du vieux cimetière (côté route de Quimperlé) que les agents du service Espaces Verts ont débuté une nouvelle phase de tests à l’aide de méthodes alternatives, nécessaires pour ne plus utiliser de produits de traitement. Benoît Guillossou, Steven Le Guennec et Mathieu Cadoret ont planté du sédum en inter-tombes, une plante couvre-sol utilisée notamment pour les toits végétalisés.

Aussi, cinq allées seront végétalisées avec un mélange fétuque que l’on retrouve dans les accotements routiers. Ces espèces nécessiteront peu d’entretien : de 4 à 5 passages par an, à l’aide d’engins manuels imaginés et créés en régie pour ne pas augmenter la pénibilité au travail.

A terme, si la phase de test se révèle positive, un tapis végétal prendra sa place et l’enherbement sera généralisé à l’ensemble du cimetière.

Changer les pratiques… et de regard

Si l’entretien écologique du cimetière concerne les collectivités, les particuliers, eux aussi, ont un rôle à jouer dans la préservation de l’environnement ! L’entretien des sépultures à l’aide de produits naturels (eau, savon noir, bicarbonate de soude…) est à privilégier, en abandonnant l’utilisation de l’eau de Javel, ou tout autre produit corrosif, qui endommagent les végétaux et polluent les nappes phréatiques. Une habitude à prendre, car dès 2019, les pesticides seront interdits à la vente pour les particuliers.

L’arrêt des pesticides nécessite d’accepter de changer notre regard sur les herbes folles, et considérer la présence du végétal dans les allées, non comme une absence d’entretien, mais comme le résultat d’une biodiversité végétale urbaine en bonne santé.

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