Capitaine Cook

Usine Capitaine Cook Clohars-Carnoët

Un hôtel à Doëlan : à site exceptionnel, projet exceptionnel

Le projet hôtelier de Doëlan, imaginé à l’endroit même où s’élevait l’usine Capitaine Cook jusqu’en 1997, est en passe de voir le jour. Bien des ambitions et controverses ont jalonné l’histoire de cette friche industrielle car il fallait, pour ce lieu unique, un projet à la hauteur de ce site d’exception.

Doëlan, à Clohars-Carnoët : écrin et ria, phare vert et phare rouge, maisons de pêcheurs et falaises en font le symbole de la beauté de notre territoire.
Pour y imaginer une offre hôtelière en osmose avec le paysage environnant, il fallait prendre en compte un environnement unique et préservé, face à la mer.

Le défi est grand et c’est aujourd’hui à M. Franck Jaclin, investisseur privé, que l’on doit l’accélération et la finalisation du projet d’hôtel restaurant.

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Plus qu’un hôtel, un lieu de vie
Déjà propriétaire du château de Kergroadez et d’hôtels dans le Nord Finistère (dont l’étoilé Château de sable à Porspoder), M. Jaclin a présenté le projet hôtelier lors du Conseil municipal du 5 novembre 2020, construit autour de la philosophie suivante : la préservation du patrimoine, la sauvegarde de l’environnement et l’ancrage dans la vie collective.

À l’opposé des resorts, le lieu devra être ouvert sur l’extérieur, mixte et ouvert à l’année. Un véritable lieu de vie donc, qui pourra accueillir toutes sortes de profils dans le cadre exceptionnel du port de Doëlan.

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Quelle architecture pour le site ?
Les architectes ont pensé l’espace comme une place de marché, afin de recréer un hameau à l’image de l’architecture bretonne, le tout conçu en matériaux nobles : bois, granit, chanvre. La topographie du terrain se présentant en niveaux, le schéma architectural est construit autour de l’hôtel, situé en partie centrale. Notons que l’Architecte des Bâtiments de France a donné un avis favorable pour cet ambitieux schéma architectural. Enfin, les circulations douces seront privilégiées pour limiter la voiture.


Le projet comprendra :

1 hôtel
1 restaurant gastronomique
2 commerces
1 bar
1 gîte d’étape
5 pentys
Des salles de réception, réunions, séminaires
1 espace bien-être


Les dates clés :

1997 Fermeture de l’usine Capitaine Cook
2008 La nouvelle municipalité fait voter le Conseil municipal sur un projet économique local.
2009 Jean-Yves Le Drian, à l’invitation du maire, se rend sur le site et demande à Foncier de Bretagne (FDB) de se saisir du dossier
En 2011 et 2015, la commune acquiert d’abord le site de l’ancienne usine puis, 4 ans plus tard la maison en front de mer. Le portage financier est assuré par l’Établissement Public foncier (EPF)
2017 La Caisse des dépôts et consignation (CDC), dans le cadre du plan Fabius de relance du tourisme en France, retient le projet de Doëlan et apporte son soutien financier au projet.
2019 M. Jaclin, lauréat 2017 du Prix du tourisme de la région Bretagne, fait part de son intérêt pour le site. Une concertation régulière entre la commune et la CDC fixe les grands axes du projet et son mode de financement.
Octobre 2019 M. Jaclin présente le projet aux associations doëlanaises.
Juin 2020 Les grands principes du programme architectural sont présentés aux élus avant d’être montrés à l’Architecte des Bâtiments de France (ABF).
Septembre 2020 Le projet reçoit l’avis favorable de l’ABF et le programme est présenté à la SEM Breizh qui se met à la disposition de M. Jaclin.
Octobre 2020 Le projet est présenté aux riverains

Les travaux pourraient commencer fin 2021 pour une ouverture au printemps 2023

Usine Capitaine Cook Clohars-Carnoët

1877-1998 Histoire

La création de la conserverie sur le port de Doëlan date de 1877. Il s’agissait à l’époque de la conserverie Peyron. La marque « Capitaine Cook » est déposée la même année par Alphonse Canoville.
En 1988 cette conserverie est reprise par le groupe Intermarché. Son activité principale est la réalisation de conserves de thon et de maquereaux.
En 1994, les dirigeants de la conserverie confrontés à la nécessité de mettre leur usine en conformité avec les normes européennes, s’interrogent sur l’avenir du site. Pour éviter une délocalisation de l’usine sur un autre territoire, Marcel RAOULT, Maire de l’époque, fera tout son possible pour assurer le maintien de l’industriel sur la Commune. L’usine déménage en 1998 sur le site de la zone artisanale de Keranna.

Usine Capitaine Cook Clohars-Carnoët

1998-2009 La mise en vente du site

En 2003, la Commune est informée de la mise en vente du site. Le groupe Eiffage se montre intéressé mais envisage de détourner la vocation industrielle du lieu pour le transformer en zone résidentielle hôtelière (transformation en appartements vendus puis loués grâce aux lois de défiscalisation type « Robien »).
Un premier projet est déposé en Mairie par le groupe en 2005.

La Commune sollicite alors l’Architecte des Bâtiments de France qui rend un avis défavorable.

Il faut attendre le conseil municipal du 11 avril 2008 pour que M Jacques JULOUX, nouvellement élu Maire, annonce sa volonté de garantir la vocation économique du site et la création d’un projet d’intérêt général en faisant adopter une délibération. L’assemblée, dans la foulée, se prononce en juin 2008 pour un projet de restaurant ouvert à tous, un projet de séminaire de 80 places environ et un espace public.

La Commune sollicite l’intervention de l’Etablissement Public Foncier Régional (EPF). Cet organisme d’Etat, émanant du Trésor Public a pour vocation, notamment de prendre à sa charge, pour le compte des communes, le portage financier d’acquisitions foncières pour la reconversion d’anciennes friches industrielles. L’EPF passe une convention avec la Commune.

2011 – Un projet de reconversion arrêté par la Commune et l’EPF

Une étude de reconversion est menée afin de pouvoir bénéficier du portage financier de L’EPF. Celle-ci a été confiée à la SAFI (Société d’Aménagement du Finistère) et au cabinet d’architecte Compère. Un comité de pilotage a travaillé pour préciser le projet. Outre l’EPF et la Commune, des représentants du monde économique et de l’hôtellerie y participent.

Le projet d’un éco-hôtel adossé à un restaurant ainsi qu’un espace pour accueillir des entreprises en lien avec la nature et la mer est arrêté. L’étude conclut à un besoin de ce type dans le sud Finistère et valide la viabilité économique de cet avant-projet de reconversion.

2012 : La vente est conclue

En octobre 2011, l’entreprise Intermarché sollicite un permis de démolir. La Commune n’a pas l’autorité légale pour le délivrer. Elle recommande alors à l’entreprise de prendre contact avec l’Architecte des Bâtiments de France pour préserver les éléments remarquables. Malheureusement, cette démarche, non obligatoire, ne sera pas retenue par l’entreprise.

Fin juin, un accord d’achat par l’EPF est trouvé. Il prévoit que la vente sera conclue pour un montant de 970 000 €. Ce prix inclut les coûts de démolition (pour un montant de plus de 400 000 €). La maison Berthèle est préservée ainsi qu’une maison d’habitation située au nord de la parcelle.

Par convention, la Commune devient propriétaire le 11 décembre 2012. Le portage financier de l’EPF est conclu pour 5 ans. Si cette durée devait être prolongée il est prévu que des avenants pourront être passés. Outre l’acquisition de l’ancienne conserverie, le conseil d’administration de l’EPF a pris le 12 octobre 2012 la décision de solliciter auprès du préfet une DUP (déclaration d’utilité publique) pour permettre l’acquisition de la maison particulière en front de mer si les négociations en cours avec le propriétaire n’aboutissaient pas.

Ce dossier, en attente de solution depuis 1998, va pouvoir évoluer et donner un nouvel élan économique et touristique au port de Doëlan.